La momie

momie

Le livre :

 Titre : La momie

 Auteur : Anne Rice

 Résumé : Le pharaon Ramsès ressuscité dans l’Angleterre de 1914, voilà la folle histoire que nous propose Anne Rice ! L’absorption d’un élixir l’ayant rendu immortel, Ramsès -rebaptisé Docteur Ramsey pour plus de discrétion- découvre le monde moderne. Mais le souvenir de la belle Cléopâtre le hante. Revenue à la vie à son tour, celle-ci va se révéler bien plus dangereuse que ne le dit la légende…

 Information supplémentaire : Ce livre est divisé en 2 parties. La première partie est centrée sur Ramsès le Grand et l’action se passe principalement en Angleterre, la deuxème partie se passe en Egypte et se concentre sur Cléopatre. Les deux partie sont équivalentes en terme de quantité (303 et 316 pages dans l’édition Pocket).

Mon avis :

En lisant les premières pages, j’ai tout de suite été happée par l’histoire, et j’étais comme transportée dans un film. Tout commence en Egypte, quand l’archéologue Lawrence Stratford fait la découverte de sa vie : la tombe de Ramses le Grand, dit Ramses le Damné. Il est convaincu de l’identité de celui qui repose dans cet endroit, mais certains détails ne concordent pas avec l’époque du monarque : le fait que Ramses soit mort la même année que Cléopatre, (alors que Ramses est sensé avoir vécu 1000 ans avant Cléopatre), des hiéroglyphes gravés sur du marbre d’Italie ou des inscriptions écrites en hiéroglyphes, en romain et en grec, … De plus, d’après certains papyrus trouvés sur place, Ramses serait devenu immortel grace à une potion qu’il aurait caché parmi les poisons de Cléopatre (placés près desdits papyrus). Il est dit aussi que le roi se réveillerait au contact du soleil. De quoi mettre mal à l’aise n’importe quel superstitieux.

Toute cette partie plante le décor du livre (surtout de la première partie) : l’aspect surnaturel est tout de suite implanté de façon à ce que le lecteur puisse choisir d’y croire ou pas. Cependant, les petits détails disséminés avec parcimonie et au bon moment (« un nouveau bruit […] comme si quelqu’un retenait sa respiration », « ce visage semblait en effet plus charnu », « ses yeux étaient-ils ouverts sous ces bandelettes? ») nous amènent à se poser une question un peu angoissante : Ramsès est-il en train de revivre? Et rien que cette question nous garde en haleine pendant un moment.

Concernant les personnages, j’ai completement craqué pour le personnage de Ramsès, d’abord par la description physique du personnage puis par sa personnalité et son histoire. En effet, Ramsès découvrant le XXième siècle s’emerveille de tout, son expérience du monde et sa longue vie lui ont conféré une grande sagesse qui le fait paraitre intouchable, mais il a aussi en lui une grande fragilité, du au secret dont il a peur et dont il a honte.

J’ai vraiment méprisé le personnage de Henry, qui regroupe une partie ce qui est le plus pitoyable chez un être humain : l’addiction au jeu, l’appat du gain, l’égoïsme, la lacheté, l’arrogance et j’en passe.

On assiste ainsi pendant toute la première partie à une féroce et silencieuse animosité entre Ramsès et Henry, entre haine meurtrière et crainte.

J’ai beaucoup apprécié cette première partie, l’action n’est ni trop lente ni trop rapide, la découverte du XXième siècle dans les yeux de Ramsès est très intéressante et raffraichissante, et les descriptions ne sont pas omniprésentes. Cependant, les personnages trop stéréotypés m’ont un peu dérangé, certains personnages ne donnent aucune envie de s’y attarder (Alex, le garçon fragile qui aime une fille qui ne l’aime pas, Randolf Stratford le père épuisé qui a honte de son fils auquel il cède tout, Lawrence Stratford l’archéologue passionné qui devient hargneux quand on touche à « ses » antiquités).

J’ai moins accroché à la deuxième partie, que j’ai trouvé plus embrouillé. Les intentions des personnages ne sont pas toujours très claires (que veut vraiment lord Rutherford? que s’est-il réellement passé entre Ramsès et Cléopatre?), les personnages secondaires étaient trop peu caractérisés, ce qui rendait parfois difficile leur identification. Enfin, j’ai trouvé que le roman trainait trop sur la fin, j’ai trouvé que certains passages étaient en trop, même si ce livre reste un bon roman.

Boisson associée : du thé à la menthe maghrébin

Ma note :

Longueur du roman :   2/5

Histoire :                          4/5

Personnages :                  4/5

Couverture :                    3/5

Note finale :                   13/20

 

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